Songe

Huile sur toile 24 × 34 cm
Juillet 2014
200 €

 
Songe, Diane Rousseau, Aeternalis, portrait, femme, peinture, huile, alla prima

 

 

Description : Ce tableau est le premier d'une série intitulée "Aeternalis" (éternel en latin). Contrairement à mes autres réalisations, cette série n'est pas pensée, elle surgit d'elle même sur la toile. Et si je la ressens éternelle c'est parce que chacune des toiles de cette série doit être inachevée !

 

Je pense (et c'est mon avis) que l'exercice le plus difficile en peinture n'est pas d'avoir de la technique et de se laisser maitriser (manipuler ! ) par elle. La technique s'apprend. Elle n'est que du temps et de l'entrainement. L'exercice le plus difficile en peinture est de doser la technique et d'oser la faire taire pour mieux la faire parler ! Il est également difficile de s'arrêter à temps entre deux étapes et de suspendre le temps sur la toile (comme le ferait peut-être Lamartine)... C'est ce "non fini" qui insuffle pour moi la vie à une oeuvre alors que quand tout est achevé, l'oeuvre se meurt dans son inertie.

 

Mes "Aeternalis" sont au nombre de six. Leur palette est volontairement épurée, réduite à l'essentiel. Certaines (alla prima) sont plus fluides que d'autres qui se sont brisées en route à force de trop de mental, de trop de peinture... Toutes sont nées d'elle-mêmes sans le support (voire l'handicap ! ) de la réflexion. Les six seront exposées au Salon du Petit Format de Mennecy (91) du 11 au 19 octobre prochain.

 

 

2 Commentaires

  1. Coucou Diane !

    La technique est qu’un outil que l’on maîtrise plus ou moins mais c’est aussi le « corps » de la création, ce qui permet à l’inspiration, aux idées, à tout ce qui est mental (et donc ce qui est relié à notre propre corps), de prendre matière, forme… Même l’image virtuelle est rattachée à une technique (elle n’est pas qu’image…).
    La technique et l’art sont peut-être une transposition de notre duo corps et esprit… A moins que ce ne soit (l’un comme l’autre de ces deux duos) la même chose, l’entité…

    Cela me fait penser à un petit livre que j’avais lu (il y a très longtemps) et qui m’avait frappée par la façon d’aborder ces relations flottantes entre, finalement, le corps (ou ce qui fait corps, le matériel, la technique) et l’esprit (le but, le chemin, le résultat…) :

    « Le zen dans l’art chevaleresque du tir à l’arc »

    J’aime beaucoup la partie gauche de ton tableau. En la cachant cependant, cela nous révèle une partie droite d’une expression très différente… Comme s’il y avait deux tableaux en un qui ne s’accordaient (c’est presqu’un ressenti musical…) pas vraiment. Je l’aurais bien vu en diptyque.. 😉

    Ah ! J’oubliais ! Entre la technique qu’on essaie de maîtriser (à force de travail), et l’expression, il y a aussi l’expérimentation de la technique (ce que tu me sembles faire depuis quelques temps). Personnellement j’aime bien cet aspect là qui nous conduit (sans nous « manipuler ») vers une fusion libre de la technique et du mental…

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    • C’est amusant que tu vois deux parties différentes sur ce tableau. J’ai masqué l’un des côtés puis l’autre pour tenter expérimenter tes propos et cela n’a rien donné, je ne vois qu’un ensemble. Ce qui montre une fois encore que c’est le « regardeur » qui fait le tableau et qu’un unique tableau a toujours mille façons d’être regardé. C’est ça aussi la magie de l’art. 😉

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